Transition politique et corruption au Maroc : indicateurs et regards croisés
DOI:
https://doi.org/10.17613/h3m5-ft62Keywords:
Corruption, Démocratie, Développement économique, Développement social, Transition politique, Système autoritaire, Système démocratiqueAbstract
Le Maroc a connu une période de transition, notamment en 1998, après l'arrivée du gouvernement "d'alternance" issu de l'opposition pour la première fois depuis l'indépendance. Cette arrivée a suscité des espoirs de réformes. L'arrivée d'un jeune roi a également été considérée comme un signe de transition. Dans ce contexte d’alternance, le pays a mis en place une multitude de dispositifs pour lutter contre la corruption. Toutefois, la question de la corruption présente au Maroc un paradoxe intéressant. D'un côté, il y a un fort discours politique contre la corruption et une réglementation suffisante pour la contrer. De l'autre côté, il y a une résistance active de ceux qui en bénéficient, une tolérance sociale croissante et des pratiques de corruption largement visibles, mesurables et reconnues par les acteurs. L'intérêt de ce sujet réside dans la compréhension des défis auxquels le Maroc fait face vers la démocratie, malgré les réformes politiques entreprises. L'étude de la question de la corruption dans le pays permet également d'analyser l'impact de ce phénomène sur la consolidation des institutions démocratiques et la confiance des citoyens envers elles.













